Me voici donc dans une chambre d'hôpital.
Comment ai-je atterri ici ? Je me le demande encore.
Ce que je sais, c'est que je ne suis pas mort sous les balles d'un flic et que je dois coûte que coût venger la mort d'Ophélia, mon ancienne partenaire et unique amour, qu'un incroyable concours de circonstances m'a amené à tuer.
Ma mission, fût-elle la dernière, est de descendre mon propre employeur, celui qui m'a ordonné de tuer la femme que j'aimais : U.L. one
D'ailleurs, j'imagine que c'est U.L. one lui-même qui m'a fait hospitaliser. Je suis donc sous étroite surveillance.
Il fallait que je sorte de cet hôpital sans me faire repérer.
Personne dans ce couloir ? : Allons-y !
Me voici enfin dehors. La première chose à faire est de rentrer au siège du C2i, l'organisation gouvernementale pour laquelle je travaille. J'y trouverai peut-être des renseignements sur mon boss.
Personne, hormis quelques collaborateurs proches, ne connaît son nom, encore moins son adresse et ses habitudes. Tout ce que je sais, c'est qu'il n'est jamais à son bureau : il préfère être mobile et sous couverture. IL va falloir faire preuve de ruse et utiliser mes contacts pour pouvoir l'approcher.
Après quelques minutes de marche, je me décidai à prendre un taxi.
Pour ne pas me faire repérer, je décide de me mêler à la foule. Quand soudain, je crois reconnaître une voiture qui m'est familière.
Je détourne rapidement le regard vers ce coupé rouge dont le conducteur semble lui aussi me regarder. Toutefois, je n'y prête guère attention et continue mon chemin vers le Q.G.
A peine après avoir traversé Burlesque Boulevard, je reçus un appel :
"- Bellic j'écoute ?
- Niko, barre-toi tout de suite, ils vont te repérer.
- Qui êtes-vous ?
- Je te le dirai plus tard. En attendant, prend le métro et va à la station Frankfort avenue. Une voiture de police t'attend derrière le commissariat.
- Qu'est-ce que vous voulez que je fasse avec une voiture de police ?
- Tu la prends c'est tout !"
A peine a-t-il terminé de parler que je fonce vers le métro.
Me voilà à Frankfort avenue. Je descends du métro et me dirige vers Kunzite Street où m'attend une voiture de police, comme convenu par mon mystérieux interlocuteur.
Un nouvel appel arrive sur mon téléphone :
"Prends la voiture et dirige-toi dans un parking pas très loin du comissariat. Tu seras plus tranquille."
CLIC.
Arrivé au parking, le téléphone sonna à nouveau, je répondis :
"- C'est quoi ces conneries ? T'a fini de me ballader dans Liberty ? Qu'as-tu de sérieux à me dire ?
- Je sais que tu es sur la piste de U.L.one. ça t'intéresse de savoir où il est ?
- Comment sais-tu que je suis sur la piste de ce type, et comment sais-tu où il habite ?
- J'ignore où il habite, mais je connais la bonne personne à qui parler.
- Qui es-tu ? J'aime pas faire confiance à ceux qui se cachent et qui m'envoient remplir des missions.
- Bon, très bien. Je vais tout te dire : Sors de la voiture et avance vers le fond du parking."
Je m'avançai prudemment, l'arme au poing, quand je vis un homme qui se tenait devant moi.
"- Alors Niko, à présent as-tu plus confiance en moi ?
- Bernie Snikes ? Que fais-tu ici ?
- C'est moi qui t'ai demandé de venir. Ecoute, j'ai peu de temps, mais je vais te dire où est la personne qui te conduira à U.L.one.
- Qui me dit que tu ne vas pas me mentir et m'envoyer dans un piège ?
- Qu'as-tu à perdre ? Tu as perdu la femme que tu aimes, tu as perdu ton job et tu as même perdu ton appartement...oui...désolé de te l'apprendre, mais U.L One fait tout pour que tu disparaîsse de la surface du globe, alors il détruit peu à peu ta vie.
- Pourquoi ?
- Parce que tu as décidé de raccrocher Niko, parce que tu en sais trop et que tu es devenu un sujet à risque. Le bourreau devient la victime.
- Quel est ton intérêt dans tout ça Bernie ?
- En tant que proche collaborateur de U.L one, il était normalement de mon ressort d'assurer sa sécurité. Malheureusement, quand tu t'es échappé de l'hôpital où je devais pourtant faire en sorte que tu restes, il a vu que j'avais falli à ma mission et a décidé que je devais quitter l'organisation. Tu sais ce que ça veut dire : ça signifie la mort pour moi et ce peut-être juste après cette conversation ! Alors écoute ce que je vais te dire. J'ai laissé une malette sur l'ancienne voie de métro aérien. Tu vas la récupérer. Dans cette malette, de trouve un papier avec un numéro de téléphone. Tu composes le numéro et tu donneras rendez-vous à ton interlocuteur là où tu as tué Ophélia, c'est-à-dire près d'Acter. Tu as compris ?
- Inutile d'en dire d'avantage. Adieu Bernie.
- Adieu Niko, prend soin de toi."
Je savais qu'à cet instant, Bernie n'avait plus que quelques heures à vivre. La sanction était impitoyable, c'était d'ailleurs pour ça que notre organisation, bien que gouvernementale, allait être supprimée. De plus, elle commençait à pratiquer des activités de moins en moins tournées vers la protection des citoyens, mais plus portées sur la liquidation de personnes susceptibles de faire échouer d'importants marchés sur le pétrole, la drogue, etc.
En fin de compte, U.L one était devenu fou et la volonté du gouvernement de faire disparaître le C2i n'avait pas arrangé les choses.
Bernie avait été un des plus proches collaborateurs de U.L one. Il a sans doute été acheté par le FIB pour leur livrer des renseignements sur le C2i, l'organisation commençait à filer entre leurs doigts et ils ne voulaient pas avoir sur le dos une importante organisation criminelle disposant de moyens fournis par des officiels.
Quoiqu'il en soit, j'allais donc à l'endroit que Bernie m'avait indiqué.
La malette était bien à l'endroit convenu. Le numéro était là aussi, je n'avais plus qu'à appeler et à fixer le rendez-vous.
L'inconnu était bien au rendez-vous.
"- Nikolaï ? C'est bien vous ?
- Oui, c'est moi, parlez en toute confiance.
- On ne peut faire confiance à soi-même ici bas. Enfin bref, je sais pourquoi tu es là : tu veux te venger de U.L one. Sache que tu n'es pas le seul : Plusieurs agents de votre organisation se sont ralliés à nous pour le combattre. C'était pourtant un très bon agent à ce qu'il paraît. Dommage qu'il ait fini par répondre aux sollicitations de puissances étrangères. En tout cas, sachez que vous n'êtes pas seul. Toutefois, nous comptons sur vous pour régler son compte à U.L one.
- J'essaierai de faire de mon mieux.
- Vous réussirez. Vous avez une revanche à prendre.
- Dites-moi où il est et vous n'en entendrez plus parler.
- Très bien. Il se trouve à l'aéroport. Sur le tarmac. Il s'apprête à prendre un vol en direction de la Russie. Inutile de vous dire qu'arrivé à destination il nous sera impossible de le liquider. Tout doit se faire sous territoire américain. Compris ?
- Bien compris.
- Il sera habillé en commandant de bord et lorsqu'il vous verra il se peut qu'il tente de s'enfuir à moto. Agissez rapidement !"
Arrivé à l'aéroport, je me rendis sur le tarmac. J'observai les alentours jusqu'à repérer un petit groupe de personnes en train de discuter. Je n'hésitai pas un instant et pris le premier véhicule à ma portée : un camion.
Tout se passa très rapidement, je ne voyais qu'une seule chose à faire : foncer sur le groupe de personnes en train de discuter.
Deux types réussirent à éviter le camion, mais le "commandant de bord" avait été percuté de plein fouet par le camion et avait été tué sur le coup. U.L one était mort. J'étais vengé.
La police était sans doute déjà sur mes traces. Je pris le corps de U.L one et le mis dans le coffre d'une voiture. Il fallait absolument que je me débarasse de son corps.
Après avoir passé la nuit dans une planque à Alderney, je pris une voiture et me rendis très loin de Liberty-City.
Arrivé dans une baie située à plus de 10km de toute habitation, je poussai la voiture dans l'eau
POur m'assurer d'avoir bien accompli mon travail, je descendis près de la carcasse de la voiture. A présent, tout était fini. Je pouvais dormir tranquille : Ophélia, était vengée.
Par : Morgan Merryweather

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